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Gérard Morisseau, l’homme-orchestre

C’est l’un des endroits les plus courus de l’été tourangeaux : la guinguette de Rochecorbon attire les affamés comme les danseurs heureux de se trémousser au son de l’accordéon. Grâce à qui ? Grâce à Gérard Morisseau !

 

Même s’il s’agit d’une affaire de famille – son épouse Evelyne et son fils Romain sont co- gérants –, c’est Gérard Morisseau le pilier de la guinguette. Comment pourrait-il en être autrement pour cet ancien rugbyman, sélectionné dans l’équipe de France junior en 1974 ? « J’étais membre de l’équipe de Thouars, ma ville natale, se souvient-il. Mais au moment de partir jouer en équipe nationale, je me blesse. » Pour le remplacer, le sélectionneur fait appel à un certain Jean-Pierre Rives… S’il s’imaginait joueur de rugby ou prof de sport, Gérard Morisseau n’avait jamais envisagé, au cours de jeunesse, qu’il monterait un jour une guinguette à Rochecorbon. Un site qui l’a précédé, sous une forme nettement plus modeste : « Il y avait un minigolf ici, qui appartenait au château en face. » Après ses études de sciences éco à Poitiers, il s’intéresse à ce lieu, dans ce village où vivent alors ses beaux-parents ; il commence à faire des plans, imagine un snack au bord de la Loire. De quoi occuper les beaux jours. Pour l’hiver, Gérard et sa femme Evelyne achètent un bar-restaurant à Morzine : « On passait cinq mois là-bas, et après la saison, on revenait ici pour tenir le minigolf. » Pendant quinze ans, la famille Morisseau a fonctionné de cette manière. « À Morzine, ça marchait super bien, se souvient Gérard avec une pointe de nostalgie. Les gens chantaient, dansaient, c’était une vie nocturne. Mais au bout d’un moment, il faut bien arrêter… »

Une tondeuse à la rescousse

En 1998, la famille s’installe définitivement à Rochecorbon et Gérard se met à réfléchir au développement de ses activités. « On a peu à peu créé un vrai parc de loisirs pour les enfants, raconte-t-il. Mon premier jeu a été une girafe gonflable achetée en Angleterre. Puis, j’ai habillé une tondeuse en locomotive, à laquelle j’ai accroché des wagons à bagages, et ça m’a fait un petit train. Puis j’ai ajouté une piscine à balles, etc. En 1999, Lulu Parc est vraiment né. » L’année suivante, l’espace restauration et animation ouvrait. Pas encore celui que l’on connaît, avec les chapiteaux, mais avec déjà un parquet centenaire plébiscité par les pros de la danse. À l’époque, la ginguette n’ouvrait que le dimanche. Maintenant, c’est non-stop, de mai jusqu’au dernier week-end de septembre. En quelques années, le lieu, posé en bord de Loire, a pris une dimension énorme : 58 000 repas ont été servis en 2013, et certaines soirées ou après-midi à thème ont séduit jusqu’à 600 fêtards tirés à quatre épingles. La guinguette ? Une affaire qui tourne aussi bien que les danseuses du samedi soir !

BIO EXPRESS

5 juin 1954 : naissance à Thouars (Deux-Sèvres)
1974 : rugbyman à Thouars
1983 : bar-restaurant à Morzine et minigolf à Rochecorbon
1998 : installation défi nitive à Rochecorbon.
1999 : ouverture de Lulu Parc
2000 : ouverture de la guinguette

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