Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

GRÉGORY VEYRAT DU PAIN SUR LA PLANCHE

DÉSORMAIS INSTALLÉ EN SUISSE, CET ORLÉANAIS A LANCÉ EN 2014 PAPA JOSETTE, UNE ACTIVITÉ QUI LUI FAIT DÉCLINER DES PLANCHES DE SKATEBOARD EN OBJETS DESIGN. FALLAIT Y PENSER !

Ses tatouages ne font pas de lui un dur à cuir(e). Fidèle en amitié – comme lorsqu’il vient à Orléans prêter main forte à l’association créée pour le neveu de son meilleur ami (« Dans les pas d’Axel », NDLR) – Grégory Veyrat avance en ordre de marche. Quitte, parfois, à travestir subrepticement la réalité et à lui donner des atours plus pimpants. À une époque révolue, il n’hésitait pas, sur son CV, à se dire titulaire d’un BTS alors qu’il n’avait même pas… son bac. « Tu peux l’écrire ; maintenant, y a prescription ! », se marre ce trentenaire un brin filou et immédiatement affable. Grégory Veyrat a le contact facile, fruit d’une dizaine d’années à bosser comme (cadre) commercial, à vendre des téléphones ou du matériel informatique. « J’ai beaucoup appris, résume-t-il. Dans ces boulots, tu côtoies des directeurs, des chefs d’entreprise… » Il en sera bientôt un, lui aussi, lorsque ses deux auto-entreprises, Papa Josette et Papa Josette Clothing, auront atteint leur taille critique. Pour l’instant, tout se fait un peu à la petite semaine, quand bien même le concept est rodé et fait déjà des émules. Fan de sports extrêmes, Grégory Veyrat utilise en fait des planches de skate en bois et les transforme en tabourets ou en balançoires. Simple, mais efficace. À tel point que l’aéroport de Genève, pour ne citer que lui, s’est laissé charmer par ces chaises… porteuses. « J’ai envie de m’éloigner de la caricature du skate », explique « Grégo », qui fabrique et assemble lui-même ses créations. Sans se prendre au sérieux, mais avec de la suite dans les idées. « À terme, je veux créer un concept, une marque de life-style. » À la cool, et sans (trop) tirer de plans sur la comète. « Le marketing, la comm’, j’aime ça. La compta… Bon, j’y connais rien, mais ça doit bien se trouver ! » Son épouse Sophie, qui est aussi la mère de ses deux enfants, Lou et Rafa, abonde : « Grégo, il arrive à savoir avant tout le monde ce qui va marcher. » Avec de tels éloges, difficile de tergiverser. « Mon père m’a toujours dit qu’il ne se faisait pas de soucis pour moi, qu’il savait que j’y arriverais, répond l’intéressé. Bon, pour l’instant, je ne gagne encore rien avec Papa Josette. Mais j’ai toujours eu confiance en moi. Ça fait pas trop prétentieux de dire ça… ? » Les tatouages, chantait Renaud, sont surtout des blindages pour les coeurs d’artichauts.

WHO IS JOSETTE ?

C’est Lou, la fille de Grégory, que celui-ci a l’habitude d’appeler par ce surnom. Un jour, Lou a rendu la monnaie de sa pièce à son paternel, qu’elle a à son tour baptisé « Papa Josette ». « J’ai tout de suite trouvé que ça sonnait bien ! », explique Grégory.

QUI M’AIME ME SUISSE

Cet automne, Grégory a suivi en pays helvète sa femme Sophie, qui prépare une thèse de chimie à l’université de Genève. Lui bosse aujourd’hui dans une boîte spécialisée dans le marketing digital. Et après ? « On est amené à bouger, s’avance Grégory. Tant mieux. Moi, je m’adapte partout ».

BIO EXPRESS

  • 22/01/1982 : naissance aux Lilas (95)
  • SEPTEMBRE 2014 : création de Papa Josette
  • OCTOBRE 2014 : départ en Suisse

PAS PLUS, PAS MOINS

« Mes qualités ? Euh…C’est un entretien d’embauche ? (rires) Je dirais généreux, fidèle et persévérant…Et j’ai la joie de vivre ! Mes défauts ? Je suis jaloux ! »

BIENTOT A ORLEANS

La Petite Épicerie du Monde, dans la rue des Halles, devrait distribuer d’ici fin mars les produits Papa Josette. Sinon, direction le site papajosette.com !

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