Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Hélène et les machines

Avec pas moins de trois lieux culturels indépendants, Hélène Des Ligneris peut être qualifiée d’entrepreneuse culturelle. Une chef d’entreprise comblée et guidée par le goût de la transmission et le sens du partage.

 

Parcours

Hélène des Ligneris oeuvre pendant quinze ans à la tête de l’entreprise d’insertion par l’économique EIPF. Cette société permet à des personnes en situation d’exclusion de se former à un métier et de retrouver un emploi. Puis, elle achète la Machine à Lire et, contre toute attente, se retrouve à diriger la librairie. Récemment, elle acquiert une petite maison de presse, aujourd’hui nommée La Petite Machine, dans l’optique de préserver un lieu de vie de quartier, un emploi et d’en créer un nouveau. Enfin, en septembre dernier, elle ouvre La Machine à Musique. Son compagnon est mélomane et tous deux souhaitent que Bordeaux conserve un vrai disquaire. Le point commun entre ses deux vies professionnelles apparemment très différentes ? Le lien à l’autre, la relation.

Son déclic

 Son père lui disait toujours « la culture sauve. » Avec ce credo et un héritage familial, Hélène des Ligneris acquiert La Machine à Lire. « C’est une librairie absolument magnifique, il me semblait indispensable qu’elle continue d’exister. »

Les obstacles

Les difficultés sont celles de tout entrepreneur en prise avec la fragilité économique actuelle. Mais Hélène des Ligneris prend cela plus comme un défi que comme une diffi culté. Lorsqu’on lui parle d’obstacles, elle répond : « Il ne sont pas insurmontables, je suis un chef d’entreprise heureux ! »

Les aides

Hélène des Ligneris a bénéficié d’aides de la DRAC et de la Région pour les travaux d’aménagement de la Machine à Lire. Son compagnon l’aide notamment à La Petite Machine et La Machine à Musique. Mais son plus grand soutien est certainement celui de ses clients. « Beaucoup de gens nous remercient d’avoir maintenu ces lieux en vie », reconnaît-elle.

Les +

Hélène des Ligneris apprécie particulièrement le fait d’être un « passeur ». Dans sa librairie indépendante, chaque livre est choisi. Les ouvrages comme les rencontres oeuvrent à la diffusion de la pensée et de la création littéraire. Elle a également à coeur de créer et de maintenir l’emploi, de développer la culture et de favoriser le lien social.

Les –

Son activité professionnelle lui occupe l’esprit en permanence, mais cela lui semble inhérent à la vie de tout chef d’entreprise investi.

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