Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

La bonne copine

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une_article_edith_9Rien de pire que le mensonge ? Si, la vérité ! Chez nous, on sait très bien oublier, zapper et même mentir si la situation l’exige.
Cela commence par le mensonge que l’on fait pour épargner son prochain : dans le genre, votre belle-sœur a pris un sacré coup de vieux parce qu’elle se la joue « je reste naturelle, ça me rend plus belle ». Du coup, on lui donne facilement 10 ans de plus que son âge. Mais chut !, on ne lui dira pas. On évitera, aussi, de dire à son boss qu’il a oublié de fermer sa braguette, parce que déjà qu’il éructe pendant la réunion mensuelle, on ne voudrait pas être celle qui l’humilie devant toute la boîte…
Cela va aussi jusqu’à l’amnésie totale, si 20 ans plus tard, vous croisez dans la rue votre premier flirt avec ses trois enfants et 20 kilos en plus… On passera donc sous silence certaines choses pour avoir la paix, car finalement toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
Mais voilà, la bonne copine n’est pas du tout de cet avis. Celle avec qui l’on a fait les 400 coups, celle qui, en préambule, vous rappelle qu’elle est la seule personne, dans ce bas monde, qui peut vous parler de tout sans que vous lui en teniez rigueur. Pour vous rendre service, elle doit vous dire que : le nouveau petit copain de votre fille n’est pas bien élevé ; que vos dernières vacances ne vous ont pas réussi ; que c’est sûrement le trop plein de moussaka qui vous a fait gonfler ; que vous devriez dormir un peu plus car vos cernes vont bientôt ressembler à des cocards ; que vous êtes une sainte pour supporter votre homme (à votre place, « elle serait partie depuis longtemps »…)
Mais en y regardant de plus près, la bonne copine en question fait chaque été un nouveau régime pour enfin rentrer dans son jean préféré. Elle n’a pas d’enfant mais 2 ex-maris, elle regarde votre homme la bouche ouverte et rit à toutes ses blagues…
Et puis il y a la bonne copine version célibataire, victime d’elle-même, celle à qui le copain Marcel raconte tous ses déboires amoureux. Elle est devenue sa confidente ; du coup, impossible d’attendre la moindre étincelle. La vérité, c’est qu’il ne la regardera jamais avec des yeux de merlan frit. Inutile d’espérer : elle est celle avec qui il s’entend si bien qu’il ne veut pas risquer de tout gâcher pour un câlin. Elle restera définitivement sa bonne copine.

Nos bonnes copines à nous, ce sont nos lectrices, qu’elles nous critiquent ou qu’elles nous encouragent, elles lisent Edith pour se distraire tout simplement !

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