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La grande tendance des bridal showers

Importée des États-Unis, la bridal shower s’impose comme une alternative sage, cosy et délicieusement girly aux enterrements de vie de jeune fille. Sophie Diaz

L’enterrement de vie de jeune fille apparaît comme une étape incontournable pour toute future mariée. Mais si bon nombre de ces dames se prêtent avec plaisir à cette tradition quelque peu tapageuse, d’autres déplorent – justement – son aspect déluré. Entre les défis absurdes parfois plus proches du bizutage que de la bonne surprise et les soirées en club jusqu’aux premières lueurs du jour, difficile pour les jeunes femmes réservées de se sentir à leur aise. Plus intimiste et paisible, la bridal shower apparaît comme une option à privilégier.

Une journée cocooning entre filles

La bridal shower s’apparente à une version douce et bienveillante de l’enterrement de vie de jeune fille. S’il ne s’agit pas de dénigrer le potentiel comique et jubilatoire de ce dernier, force est de constater que les défis ridicules à base de déguisements grotesques, les jeux à boire (avec modération, toujours) et les danses de chippendales musclés ne sont pas du goût de tout le monde. Dans une bridal shower, point d’animation humiliante ni de soirée outrageusement arrosée : les meilleures amies de la mariée lui concoctent une journée de rêve, intégralement consacrée à son bien-être. Brunch au soleil, déjeuner festif, séances de soin dans un spa, goûter princier dans un salon de thé, apéritif dans un bar lounge aux lumières tamisées, soirées cabaret ou sortie au cinéma, qu’importe du moment que cela fait plaisir
à la fiancée !

Au terme de cette journée de douceur et de félicité, la jeune femme est couverte de cadeaux par ses proches. De manière générale, il s’agit ici de présents utiles, destinés à compléter son trousseau.

Une coutume made in USA

La bridal shower existe depuis la fin du xixe siècle dans le pays de l’Oncle Sam. La coutume, plutôt coûteuse, était alors réservée aux familles aisées des grandes aires urbaines. Ce n’est qu’à partir des années 1930 qu’elle a commencé à se démocratiser dans les couches les plus populaires des petites villes de campagne.

On trouve toutefois des traces de traditions prénuptiales similaires dans l’Angleterre médiévale. À cette époque, les femmes prenaient part à une grande fête organisée la veille de leur mariage, durant laquelle elles devaient brasser de la bière qu’elles revendaient par la suite à prix d’or aux convives.

Organisation de l’événement

À l’instar de son homologue festif, cet enterrement de vie de jeune fille soft est organisé par le témoin de la mariée, la plupart du temps à l’insu de cette dernière. La future épouse peut toutefois convenir des détails avec son amie, si elle nourrit des attentes particulières ou souhaite profiter de cet événement pour réaliser un désir inassouvi. Il est possible de faire appel à une agence spécialisée pour déléguer les démarches auprès des traiteurs et des établissements où se tiendront les éventuelles activités.

L’organisatrice a pour mission d’établir le budget de la fête (avec l’appui financier des amies conviées et de la famille de la fiancée), d’envoyer les faire-part aux invitées, de définir une date, un lieu et une heure de rendez-vous, ainsi qu’un menu capable de satisfaire la mariée comme les convives. De manière générale, la bridal shower se déroule huit semaines avant le mariage, de préférence durant un week-end.

Traditionnellement — et c’est pour cela que la plupart des mots sont accordés au féminin —, cette sympathique sauterie girly est strictement réservée aux filles. Toutefois, de plus en plus d’hommes y prennent part, dans un souci d’équité. Après tout, il n’y a pas de raison de priver ces messieurs d’un tel plaisir !

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