Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Le burn-out, ou « s’épuiser comme un caméléon 
sur une jupe écossaise »

Ce titre tout en image est celui d’une recherche canadienne qui montre le danger du processus d’affaiblissement lié à une surcharge de travail. En clair, c’est le diagnostic du calvaire de nombreuses femmes épuisées par le poids du travail, de la maison, des enfants…

 

Entretien avec Christine Léon–Guérin, psychologue clinicienne et thérapeute familiale.

 

Qu’est-ce que le « burn-out » ? 

Le « burn-out » est un concept nord-américain apparu dans les années 1970 lors des premières études sur le stress. Son équivalent français est « l’épuisement professionnel ». C’est un vécu individuel psychologique douloureux.

Rien ne laisse percevoir de l’extérieur que la personne est en « burn-out » et qu’elle se vide de toute son énergie intérieure. Ce n’est pas une maladie, mais un dysfonctionnement lié à la surcharge de travail.

 

Comment le détecte-t-on ?

Les femmes en « burn-out » deviennent irritables, anxieuses, elles perdent de l’efficacité, de la capacité d’organisation, elles se sentent débordées, ont l’impression de porter trop de choses. Les femmes éprouvées par le « burn-out » ressentent un sentiment de mal-être, d’impuissance, un manque de confiance en soi. D’autres signes peuvent apparaître, comme une grande fatigue physique et psychique, des maux de dos, des maux de tête, une perte du sommeil. La vie personnelle peut être affectée avec un désinvestissement des activités, une multiplication des conflits interpersonnels, l’abus de toxiques pour se sentir « boostée ». Des changements, des troubles apparaissent dans la vie conjugale, dans les relations avec les enfants, avec les amies.

 

Quelles sont les solutions pour le traiter ?

Pour mettre en place ces solutions, il faut d’abord prendre conscience de son dysfonctionnement. Ensuite, il faut mettre en place tous les moyens pour briser de façon radicale le processus.

Les femmes en « burn-out » sont des femmes hyperactives, performantes, qui veulent faire toujours plus et pour le mieux. Ces femmes sont surexposées au « burn-out », au stress, car non seulement elles en font beaucoup, mais elles sont confrontées aux critiques quotidiennes et l’intensité émotionnelle des contrariétés est proportionnelle à leur hyper-investissement au travail et à la maison.

La solution la plus adaptée pour mettre fin au « burn-out » est d’apprendre à modifier son attitude face au travail en général. Il faut modifier sa conception du devoir à accomplir en étant moins perfectionniste, moins dans le contrôle, mais en étant au contraire plus dans la recherche de satisfactions personnelles.

 

Quels sont les gestes à faire pour éviter qu’il ne survienne ?

Le respect des horaires au travail et le respect du repos sont importants car le temps passé à se reposer n’est pas perdu mais nécessaire.

Autre point, l’apprentissage de la gestion du stress avec des méthodes simples, sans médicaments, comme la pratique de la relaxation ou la pratique régulière d’exercices de cohérence cardiaque* (2 à 3 fois 5 minutes/jour), car la régularisation du rythme cardiaque permet de mieux contrôler les émotions.

 

*Méthode développée par le Heartmat Institute (Californie) et relayée par David Servan-Schreiber dont l’objectif est d’arriver à maîtriser son rythme cardiaque par la respiration.

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