Le flexitarisme, nouveau marché alimentaire ?

Le flexitarisme, vous connaissez ? Derrière ce drôle de terme se cache la grande tendance alimentaire du moment, qui consiste à réduire massivement sa consommation de viande, de poissons et de produits laitiers, sans s’interdire un petit plaisir de temps en temps. Pour répondre aux attentes des consommateurs, de nouveaux aliments ont vu le jour.

Régime paléolithique ou cétogène, alimentation vegan, végétarienne, végétalienne… derrière toutes ces étiquettes alimentaires qui se sont popularisées ces dernières années, difficile de s’y retrouver. Dernière tendance en date, le flexitarisme a conquis un maximum d’adeptes en un temps record. Les raisons de son succès ? Un impact environnemental réduit, une diminution des risques de maladies cardio-vasculaires et, comme son nom l’indique, le côté flexible, qui autorise les petites entorses occasionnelles pour ceux qui jugent le végétarisme trop strict. Afin de répondre à une demande en hausse constante et de profiter de ce marché juteux, les marques ont développé de tout nouveaux produits inédits. Élaborés à partir de matières végétales, certains reproduisent à l’identique le goût et la texture des produits d’origine animale phares.

Tour d’horizon de ces innovations qui bouleversent le marché agroalimentaire.

Les produits laitiers végétaux, nos amis pour la vie ?

Censés être plus digestes que le lait de vache et non chargés en hormones, les laits végétaux et leurs dérivés connaissent un grand succès. À base de soja, d’amande, de coco, de riz ou encore de noisette, ces boissons végétales reproduisent la texture du lait mais n’en ont pas le goût. Si certains, comme le lait d’amande, ont une saveur particulière légèrement sucrée et très agréable, d’autres conviennent mieux pour des préparations culinaires et seront plus difficilement buvables. Il existe cependant des versions aromatisées à la vanille ou au chocolat qui se révèlent meilleures. D’un point de vue nutritionnel, chaque lait végétal a ses propres caractéristiques, mais, globalement, ils sont un peu plus riches en glucides et en vitamines que le lait de vache classique et apportent également des protéines, d’où leur intérêt dans un régime flexitarien ou végétarien. Des yaourts à base de lait de coco ou d’amande, véritables substituts aux yaourts traditionnels, ont aussi vu le jour. Leur texture onctueuse et crémeuse est un vrai régal pour les papilles, très différente de celle des yaourts au soja, boudés du grand public à cause de leur consistance étrange et de leur goût fade.

Un steak sans viande

Vous aimeriez bien réduire votre consommation de viande, mais impossible de faire une croix sur un bon burger ? Aucun souci ! Il existe aujourd’hui des steaks végétaux élaborés à partir de haricots rouges ou noirs, de pois chiches ou de champignons très riches en goût. Et, comme les grandes marques s’y mettent, vous en trouverez aisément dans la plupart des grandes et moyennes surfaces. Certains de ces produits ressemblent à s’y méprendre aux steaks hachés de bœuf, tant du point de vue du goût que de l’aspect. Et, point positif, ils sont souvent moins chers et se conservent mieux.

Les pâtes de légumineuses

« J’adore les pâtes, je pourrais en manger tous les jours si seulement ça ne faisait pas grossir. » Cette phrase vous dit quelque chose ? Que les amoureux des penne et des fusilli se rassurent : des alternatives plus saines et plus diététiques sont désormais disponibles en supermarché. Les pâtes à base de lentilles corail, de haricots rouges ou de pois ont exactement la même forme et la même consistance que vos pâtes préférées, mais avec des caractéristiques nutritionnelles imbattables : elles contiennent jusqu’à deux fois moins de glucides et apportent également des fibres et plus de 20 g de protéines pour 100 g de produit, soit autant que la viande. Vous n’aurez donc plus à culpabiliser en dégustant vos pâtes.

Lauren Ricard

Question/réponse
Quel impact sur la santé ?

L’alimentation flexitarienne n’interdisant pas la consommation de viandes ni de poissons et les nouveaux produits étant pour la plupart riches en protéines complexes, il n’y a a priori aucun risque de carences. Au contraire, ces alternatives sont pour la plupart des sources intéressantes de fibres et de vitamines, qui font parfois défaut dans notre mode de vie moderne.

Seul bémol de ce régime : son coût ! Les laits végétaux coûtent environ le triple du lait de vache, les pâtes de légumineuses sont près de dix fois plus chères que celles à base de blé…

Avant de pouvoir pleinement se démocratiser, l’alimentation végétale devra donc baisser ses prix pour être accessible au plus grand nombre.

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