Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Le Moal Marc, La Vespattitude

Marc Le Moal, 47 ans, cheveux longs, ancien motard, s’est pris de passion il y a quelques années pour le célèbre deux-roues italien.

Comment êtes-vous venu à la Vespa ? En 2006, mes enfants ayant grandi, j’ai eu envie de me remettre au deux-roues. Quand un ami m’a montré sa Vespa, j’ai trouvé ça joli et j’ai acheté une GR 125 de 1973. Plus tard, j’ai acquis un modèle de 1957 qui est sur l’établi depuis deux ans.

Vous faites partie d’une association ? J’ai fait partie d’un groupe baptisé « Orléans Scooter Scène ». Un jour, l’ancien « chef » de OSS avait organisé une rencontre à Paris avec les « Elégants », des fans de Vespa qui sont tous arrivés habillés de la tenue « mobs » : veste de treillis par-dessus le costard, cravate et chaussures vernies. Moi, j’avais mis un jean, des chaussures dans lesquelles je me sentais bien, et je m’étais protégé contre le froid pour les 60 km de route à faire.

OSS n’existe donc plus aujourd’hui ? Non, mais une amitié est malgré tout née de cette époque avec un Anglais qui habite à Orléans et qui possède plusieurs modèles. Et nous continuons à nous retrouver de temps en temps avec quelques-uns pour des balades dans le Loiret, ou chez l’un, chez l’autre, pour faire des réparations et boire une bière.

Quelle est l’image de la Vespa aujourd’hui ? Quand je vais en ville avec mon deux-roues, je rencontre des gens qui, si je n’avais pas été sur ce véhicule, ne seraient jamais venus me parler. Ce sont des personnes qui ont eu une Vespa dans les années 50-60. Ils sortent de leur poche une photo les représentant en couple avec leur Vespa au bord des falaises. Je croise aussi, régulièrement, des petits jeunes qui me posent des questions, sur la vitesse, etc.

Comment votre intérêt pour les Vespas est-il perçu par vos proches ? Toute la famille alimente régulièrement ma collection d’objets dérivés : des livres, des mugs, un playmobil, des porte-clés… Quand mes filles étaient au collège, elles n’aimaient pas trop que je les y amène sur mon deux-roues. Depuis qu’elles sont au lycée, elles ne sont pas mécontentes que je les y dépose, pour le regard intéressé de leurs amis sur mon scooter. Récemment même, l’une d’elles, qui vient d’avoir 16 ans, m’a dit : « Je veux un Vespa rose. »

Que pensez-vous des Vespas qu’on fabrique aujourd’hui ? Pour moi, les nouvelles Vespas, même si leur ligne reste fidèle au modèle original, n’ont plus grand-chose à voir, avec leur variateur électrique, avec ma GR à quatre vitesses au poignet. Il n’y a plus de conduite.

 

Bio express

9 avril 1965 : naissance à Fontainebleau.

1981 : arrivée à Orléans.

1994 : il obtient son diplôme d’éducateur spécialisé à l’ERTS d’Olivet.

2006 : première Vespa.

2007 : premier voyage en Vespa à l’île de Wight.


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