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Les Oméga-3 ont-ils tout bon ?

Depuis plusieurs mois, on les affuble de mille et une vertus. une étude remet pourtant en cause leur réputation. Faut-il donc vraiment consommer des Oméga-3 ? Une nutritionniste nous aide à y voir plus clair.

 

Sont-ils indispensables à l’organisme ?

« Oui », répond la diététicienne et nutritionniste orléanaise Sandrine Sibert. Les Oméga-3 sont des acides gras, dont deux d’entre eux ne sont pas fabriqués pas le corps humain : l’acide linoléique et l’acide alpha-linolénique, qui sont « à l’origine de la fabrication de toute la famille d’Oméga-3 ». Si ces acides gras essentiels sont indispensables au bon fonctionnement de notre cerveau, ils auraient aussi des bienfaits sur notre système cardio-vasculaire, précise la spécialiste.

 

Où les trouve-t-on ?

Dans les huiles végétales notamment. Sandrine Sibert conseille ainsi la consommation quotidienne d’une cuillère à soupe d’huile de colza ou d’huile de noix, mais avec une petite restriction cependant : « Ces huiles doivent être extraites par première pression à froid. » La nutritionniste recommande également de manger une fois par semaine des poissons gras (sardines en boîte, maquereaux, saumons ou harengs), qui regorgent d’Oméga-3.

 

Oui aux compléments alimentaires ?

Les qualités dont on a récemment paré les Oméga-3 ont permis de faire surgir un marché florissant de capsules riches en acides gras essentiels, qu’il est possible de se procurer en un clic sur Internet. Ces gélules sont-elles dangereuses ? Sandrine Sibert prévient : « Il faut bien faire la différence entre ces compléments alimentaires et l’alimentation » dans laquelle on trouve naturellement des Oméga-3. La diététicienne préconise donc, surtout, de « demander l’avis de son médecin » avant d’ingurgiter, seule, ces compléments.

 

Y a-t-il des risques de surconsommation ?

« Oui », si l’on prend l’exemple des… Inuits, fait remarquer la nutritionniste : « Leur régime alimentaire fait qu’ils consomment des Oméga-3 de façon excessive. On a remarqué que cela rendait le sang très fluide et que cela pouvait provoquer des hémorragies. » Au-delà de cet exemple nordique, Sandrine Sibert précise que la consommation de poissons gras peut représenter un risque, non par la teneur en Oméga-3 de ces derniers, mais parce que leur matière grasse stocke les métaux lourds de façon abondante. D’où un équilibre nécessaire à trouver…

 

OU SE FOURNIR ?

Les huiles de colza par première pression à froid sont disponibles dans les grandes surfaces. Pour dénicher des huiles de noix, cela peut s’avérer plus compliqué : « Privilégiez les magasins bio », recommande Sandrine Sibert.

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