Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Ma vie de confinée : Andréa

Andréa
49 ans, chargée de communication
Maman de jumeaux, Côme et Gabriel, 10 ans.

Orléanaise, ANDRÉA travaille pour une chambre consulaire dans le secteur de la communication. Maman solo en garde partagée pendant le confinement, elle nous fait part de son expérience de la continuité pédagogique vécue avec ses enfants scolarisés en primaire.

Comment organisez-vous l’école à la maison ?

Le corps enseignant était visiblement prêt, puisque dès le lundi du confinement nous étions inondés de devoirs. Les garçons sont en CM2 et ont encore besoin d’être accompagnés. Je me suis vite rendu compte que concilier le suivi de la scolarité de Côme et Gabriel et d’assurer le télétravail allait être un parcours de marathonien(ne). Le quotidien d’avant est loin, très loin. Le danger est de ne jamais s’arrêter en ces temps de perte de repères.

Quels sont les outils mis à votre disposition ?

Chaque jour, nous recevons un mail avec les devoirs du lendemain ou pour deux jours. Il faut s’adapter aux formats des leçons et des devoirs : vidéos en ligne, pdf, doc, jpg, formulaires, mur virtuel avec des supports plus ou moins téléchargeables.

Quelles sont les matières abordées, toutes ou seulement les principales ?

Le français et les mathématiques sont ce qu’ils font en premier. Puis, la géo, l’histoire, les arts appliqués. L’un d’eux se met une grosse pression pour tout finir le soir comme s’il était dans les mêmes conditions qu’à l’école. Nous avons reçu très tardivement une note d’accompagnement psychologique des enfants. J’aurais aimé des informations considérant cet aspect de la situation et notamment des explications sur ce que représente cette crise sanitaire à leur niveau.

Force est de constater que seules les matières scolaires ont été considérées dans cette surenchère de devoirs.

Le danger est de ne jamais s’arrêter en ces temps de perte de repères.

Les devoirs sont-ils notés ?

Après deux semaines de confinement, nous recevons, des mails plus rassurants sur la reprise de l’ensemble du programme suivi à la maison dès un retour à la normale. J’ai refusé de scanner leurs devoirs pour avoir un retour de corrections. Tout est organisé dans un classeur avec les contenus jour après jour.

Combien d’heures par jour y consacrez-vous ?

Côme et Gabriel sont dans des classes différentes avec des programmes similaires mais des approches et des facilités opposées. Du coup, double peine ! Je passe de l’un à l’autre constamment. En même temps, il y a les productions professionnelles et la logistique quotidienne. Je compense en travaillant le soir.

Je me pose beaucoup de questions sur la suite. Les enfants auront-ils la capacité de récupérer les lacunes engendrées par cet isolement ? Et finalement, où est l’essentiel dans ce que nous vivons tous ? Évidemment qu’ils s’adapteront. Mais je pense qu’aucun de nous ne sera plus jamais le même. Je me dis qu’ils raconteront cet épisode de leur vie à leurs enfants comme nos parents nous racontaient la guerre. Ils apprennent aussi de cela comme on apprend de la vie. 

Propos recueillis par Marie-Zélie Cupillard

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