Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Mademoiselle Bulle, en toute liberté !

Free-lance est le terme qui convient le mieux à Mademoiselle Bulle. Graphiste, illustratrice, créatrice de mode pour enfants… elle se rêve aussi pâtissière et peintre. Le tout en même temps !

 

Parcours

Créative et créatrice, Mademoiselle Bulle est une artiste dans l’âme. Sa capacité à travailler dans le milieu artistique lui est même confirmée par un bilan de compétences alors qu’elle doute de sa voie malgré sa solide formation en design. Pendant plus de 10 ans, Bulle vit et travaille à Paris comme free-lance en commençant par créer des flyers. Un petit tour en agence, la demoiselle recouvre vite sa liberté. Elle enchaîne alors les collaborations les plus diverses : L’Oréal, Femme Actuelle, pub TV Whiskas, Cosmopolitan… Un amoureux et un bébé plus tard, elle rentre à Orléans. C’est alors que démarre l’aventure Cocotruc, une marque de vêtements pour enfants, onirique et punchy.

 

Déclic

L’indépendance, c’est une affaire de gênes. Les parents de Bulle ont toujours travaillé à leur compte – dans l’immobilier –, idem pour les grands-parents et une bonne partie de sa famille. « C’est donc tout naturellement que j’ai commencé à travailler en free-lance », dit-elle.

 

Aides

Mademoiselle Bulle n’a jamais sollicité d’aides. Sûrement parce qu’elle « ignore à quelle porte frapper… », avoue-t-elle.

 

Obstacles

Pour sa marque Cocotruc, Bulle veut produire en France mais les coûts s’avèrent trop élevés. Elle se tourne vers le Portugal mais c’est finalement en Inde que la production aura lieu. Malgré une quinzaine de points de vente, un site de vente en ligne et de nombreuses retombées presse élogieuses, « cela ne décolle pas comme on voudrait », confie la pétillante créatrice. La nouvelle collection est prête, mais la production n’est pas encore lancée. Le cap des 4 ans pose question, mais l’envie de poursuivre en conciliant toutes ses passions est bien là.

 

Les +

Les plus d’être free-lance, c’est vraiment la liberté, la gestion de son temps, pas de contraintes, ne pas se sentir enchaînée. Je ne me suis jamais dit « Ooh, demain, c’est lundi… ». Ca permet aussi de concilier d’autres projets, exposer les aquarelles que je peins sur New-York ou encore ouvrir un salon de thé-galerie.
Mais, si j’avais un conseil à donner à de jeunes graphistes, c’est d’acquérir un peu d’expérience en entreprise avant de se lancer comme free-lance.

 

Les –

Cette liberté, je la paye. C’est un métier en dents de scie. Parfois, il faut savoir accepter des boulots alimentaires pour continuer d’exercer sa passion en parallèle. Comme je travaille chez moi, j’ai aussi du mal à décrocher. J’ai toujours mauvaise conscience de faire autre chose, lire un livre, aller voir une expo, par exemple, alors que cela enrichit mon travail. Le seul moment où je ne culpabilise pas de ne pas travailler, c’est dans le train !

 

 

Bio express

1975 : naissance de Bulle à Orléans

1993 : Lycée Corvisart des Arts Graphiques à Paris

1996 : Diplômée de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans (aujourd’hui ESAD), option Design Objet

2011 : Création de Cocotruc

 

 

 

(Visited 714 times, 1 visits today)
Partager sur facebook
Partager sur email
Partager sur whatsapp
error: Ce contenu est protégé par la propriété intellectuelle des rédacteurs et rédactrices d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'Edith Magazine.