Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Manger moins vite pour manger moins ?

D’après plusieurs études, manger à un rythme tranquille diminuerait la prise alimentaire.

 

Plusieurs études expérimentales mettent en évidence que la prise alimentaire des sujets mangeant lentement est plus faible que celle des sujets mangeant rapidement, avec un effet croissant : plus la vitesse est réduite expérimentalement, plus la prise alimentaire diminue. La méta-analyse ne met pas en évidence de lien significatif entre la vitesse à laquelle les sujets mangent et les sensations de faim à la fi n du repas ou 3 heures et demie plus tard, ce qui tend à rejeter l’hypothèse d’un phénomène de « compensation » lié à une prise alimentaire plus faible.

Pourquoi ralentir à table ?

Diminuer la vitesse à laquelle on mange serait donc efficace pour maintenir son poids stable ou pour en perdre. Les chercheurs avancent plusieurs explications : un impact sur les concentrations de plusieurs hormones de satiété, une vidange gastrique plus lente, une exposition sensorielle aux aliments plus longue, ou encore une augmentation du nombre de mastications. Sur la méthode à employer pour réduire cette vitesse, les chercheurs soulignent l’intérêt de l’éducation à l’échelle de l’individu, et celui de la modifi cation de la texture des aliments à l’échelle de la population, moins « perturbante » vis-à-vis des habitudes alimentaires. E. Robinson, E. Almiron-Roig, F. Rutters et col. (2014), A systematic review and meta-analysis examining the effect of eating rate on energy intake and hunger. American Journal of Clinical Nutrition ; 100 :123-51.

Le saviez-vous ?

La cerise, qui pointe le bout de son nez en mai, est l’un des fruits les plus riches en béta-carotènes ! Côté légumes, fenouil et radis sont les champions de la vitamine C : 100 g de radis couvrent 30 % de nos AJR.

Question/réponse

QUELS CONSEILS CONTRE LES NAUSÉES CHEZ LA FEMME ENCEINTE ?

Une femme sur deux souffre de nausées en début de grossesse. Certaines précautions alimentaires peuvent aider à les combattre. Le matin, l’estomac ne doit pas rester vide, le petit-déjeuner (si possible au lit) est indispensable, tout en modérant la consommation de café ou de thé pour éviter de boire trop de liquide. Ensuite, de petites collations à base de pain, laitages et fruits, dans la matinée et l’après-midi, évitent de faire des repas trop copieux. Pour la sieste, mieux vaut éviter de s’allonger juste après manger. Quant au choix des aliments, fritures, plats en sauce, épicés, odeurs dérangeantes sont à éviter. En cas de dégoût de la viande, privilégiez les oeufs ou le poisson. Et si nécessaire, un citron pressé ou un verre d’eau gazeuse peuvent être très utiles.

PÂTE À TARTINER, BEURRE OU CONFITURE ?

C’est l’heure du goûter, que mettre sur les tartines des enfants ? Beurre, confiture ou pâte à tartiner ? Comparons les apports caloriques. Deux tranches de pain beurrées avec une noix de beurre (10 g), c’est 75 kcal. Tartinées avec deux cuillerées à café de confiture (30 g), c’est 78 kcal. Alors qu’avec deux cuillerées à café de pâte au chocolat-noisettes (40 g), c’est 213 kcal ! La pâte chocolatée apporte donc trois fois plus de calories que le beurre ou la confiture. D’une part parce qu’elle pèse plus lourd : on en met plus sur les tartines. Et d’autre part, comme le mentionne l’étiquette, parce qu’elle est essentiellement composée d’un mélange de sucre et d’huiles : c’est un peu comme si on tartinait le pain de beurre ET de confiture.

Centre de Recherches et d’Informations Nutritionnelles – Cerin 

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