Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Matthieu Maillard Du son à l’image

L’ancien animateur de France Bleu Orléans crée le buzz pour l’agglo, avec des vidéos décalées et amusantes. Rencontre avec un réalisateur version 2.0.

L’œil pétillant, tout sourire, ce grand gaillard originaire de Berck (Pas-de-Calais), à la mine débonnaire, a plus d’un tour dans son sac. Il ne lui aura pas fallu plus d’une année sabbatique et sympathique, passée à rénover une maison, avant de repartir sur son nouveau projet : « Le chantier m’a permis de me vider la tête, avant de me lancer. »

Matthieu quitte définitivement la radio, en juin 2011, avec quelques indemnités sonnantes et trébuchantes, et suit une formation de monteur à l’INA. Aujourd’hui, il crée du buzz sur le net, pour les collectivités et les entreprises.

 

C’est avoir du courage ou du culot de quitter une maison comme France Bleu ? C’était nécessaire ! Je ne voulais pas devenir aigri. Cela faisait longtemps que je voulais monter mon propre business. Si je ne l’avais pas fait à 40 ans, je ne l’aurais jamais fait.

 

Pourquoi être parti ? J’ai animé pendant cinq ans l’émission rêvée (« Le Grand Bûcher ») avec des débats qui réunissaient des gens de tous horizons qui repartaient bons camarades. Après 18 ans comme animateur à France Bleu, mes perspectives se réduisaient. Je n’avais plus l’impression de faire de la radio comme je l’envisageais.

 

Passer du son à l’image, ce n’est pas trop difficile ?  Je savais raconter des histoires, et je pensais que rajouter l’image au son était juste une dimension supplémentaire. En fait, c’est douze dimensions supplémentaires ! J’ai découvert une nouvelle forme d’écriture, en créant du contenu pour le web, le moyen d’apporter de l’humeur, un ton différent dans l’esprit Bref, Canal. J’aime le rythme et cette nouvelle énergie inspirée du zapping.

 

Combien d’heures travaillez-vous par semaine ? Le week-end, c’est off ? Mes semaines font plutôt 70 heures ! Cela inclut aussi mes formations, j’ai encore besoin d’apprendre. Mais je gagne beaucoup mieux ma vie et je dégage du temps pour être avec ma famille. Et puis c’est excitant de proposer des nouveautés !

 

Se mettre à son compte en période de crise, c’est risqué ? J’ai quelques scrupules à dire ça, mais moi je ne sens pas la crise en termes d’activité. Au contraire, les collectivités ont revu leurs budgets et leurs façons de travailler, elles font appel à des petites structures comme la mienne plutôt qu’à de grandes agences. La technologie a permis de démocratiser la production audiovisuelle. Avec peu de moyens, on peut avoir de la qualité. J’ai commencé comme auto-entrepreneur, avec l’appui de l’agence Good By qui m’a fait la courte échelle. Après 18 mois d’activité, la SAS
© Tout Vu a vu le jour.

 

Question de circonstance : vous faites quoi pour la Saint Valentin ? Ça tombe quand ?

 

Retrouvez ses vidéos sur youtube et dailymotion.vp.videopremium@gmail.com


BONUS

Son dernier fou rire : « ma fille de 6 ans qui chante Alicia Keys à tue-tête. »

Ce qui est insupportable chez les autres : « le mépris, ceux qui font semblant de nous parler et qui n’écoutent pas. »

Son rêve : « aller à Memphis pour réaliser un documentaire sur Al Green, une vieille star de la soul. »

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