Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Mélanie veut devenir infirmière

A 31 ans, Mélanie Malingy vient de débuter la deuxième année d’une formation pointue. A l’issue, elle embrassera une nouvelle carrière. Sa motivation est au top !

 

Ses premières études

Vendéenne d’origine, Mélanie a obtenu un bac pro comptabilité à La Roche-sur-Yon, en 2001, avant de travailler en tant qu’aide-comptable : « En 2003, j’ai suivi mon mari gendarme, muté en Touraine. » Alors âgée de 21 ans, elle n’a pas repris le chemin du bureau, mais a trouvé un nouvel « emploi », si l’on peut dire : celui de maman de trois garçons, le premier étant né en février 2004.

Pourquoi a-t-elle voulu reprendre ?

Une fois son dernier fils entré à l’école, Mélanie a décidé de rechercher un travail. Dans la comptabilité ? « Non, dit-elle. Je n’étais plus à la page. Il aurait fallu reprendre une formation. Et travailler dans un bureau ne m’aurait plus convenu… »

Pourquoi cette filière-là ?

Au moment d’accoucher, Mélanie a eu tout le loisir d’observer le milieu paramédical. « Cela m’intriguait, avoue-t-elle. Je trouvais super de pouvoir assurer face à certaines situations, comme les infirmières sont souvent amenées à le faire. » Avec son bac pro, pourquoi ne pas se lancer sur la voie du concours ? Mais avant, elle a préféré s’assurer de son choix : « Je me suis renseignée auprès de Pôle Emploi, qui m’a invitée à suivre un stage de découverte. » Stage effectué pendant une semaine dans un EHPAD vendéen. Et choix confirmé !

Quelle préparation ?

Vu le nombre d’inscrits (on compte 1 place pour 10 postulants environ), on ne peut pas se rendre au concours les mains dans les poches. Mais la prépa coûte cher… Mélanie s’est donc rapprochée d’une connaissance – devenue une amie – avec qui elle s’est entraînée, deux ou trois heures par jour pendant environ neuf mois. Pour l’oral, Pôle Emploi lui a conseillé de se rapprocher de l’AFPP, à Tours. « J’ai travaillé avec une super formatrice qui nous a très bien entraînés : j’ai eu 18,5 à l’oral, et je suis donc entrée en formation. »

Et maintenant ?

Mélanie vient de commencer sa deuxième année avec la Croix- Rouge, à Chambray, où parmi ses 150 condisciples, âgés de 18 à 47 ans, se trouvent une vingtaine de papas et mamans. Et beaucoup plus de femmes que d’hommes. La formation d’infi rmière se déroule en trois ans. Au bout, il y a un mémoire devant être présenté à un jury pour l’obtention du diplôme d’État.

Et après ?

Chaque chose en son temps : si elle est intéressée par la psychiatrie, Mélanie a encore le temps de choisir. Pour l’aider, elle va participer à de nombreux stages, dans différentes structures, différents secteurs.

Qu’en dit son entourage ?

Le mari de Mélanie l’a toujours encouragée. « Pendant dix ans, je m’étais occupée des enfants », sourit- elle. Elle en a parlé avec eux, et a même fêté en famille le passage pour tout le monde dans la classe supérieure !

Une difficulté ?

Celle de se remettre dans le coup, près de dix ans après avoir arrêté toute activité professionnelle : « J’appréhendais, car avec le congé parental, je ne savais plus où j’en étais. On ne sait plus travailler, on n’a plus de méthodologie. » D’où l’importance d’une prépa, ou au minimum d’une aide compétente.

Un conseil ?

Aux mamans qui hésiteraient à se (rel)lancer, Mélanie déclare : « On passe les trois quarts de notre vie au travail, autant faire ce que l’on aime ! » Message transmis

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