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Michel Dubois – l'art de rebondir

michel-dubois-art-de-rebondir

michel-dubois-art-de-rebondirLe parcours singulier d’un reprographe renommé, d’Orléans à New York.

J’ai rendez-vous dans un garage ou plus exactement Au Garage, avec un p’tit bonhomme souvent vêtu de noir mais au tempérament enthousiaste, au pas alerte et à l’œil pétillant. Michel Dubois ne fait vraiment pas ses 70 printemps ! Son secret ? Sans doute sa bonne humeur, son intérêt pour l’art, la Figuration Narrative en particulier. Orléanais pure souche, Michel Dubois a su s’exporter à New York, en ne parlant pas un mot d’anglais ! Il a vendu plus de 10 000 affiches au MOMA, le plus grand musée d’Art moderne du monde. Ce n’est qu’après qu’il a travaillé avec le Louvre et le Centre Pompidou.

Retour sur un itinéraire hors du commun…

Il est né avec la guerre, à 14 ans son père Maurice l’envoie faire un CAP de peintre décorateur. « Tu feras la même chose que moi mon fils ! »

En 1963, après des années parisiennes, mais aussi la guerre d’Algérie, il s’installe dans le garage de la maison de ses parents, ancien atelier de son père. Il connaîtra des débuts difficiles au début des années soixante-dix, puis la sérigraphie émerge et il s’installe avenue de Candolle. Très vite, il deviendra le sérigraphe de la place.

En 1981 c’est l’explosion de son activité, il investit 1 000 m2 aux Montées à Olivet. Cinq ans plus tard, à l’occasion du centenaire de la statue de la Liberté, la Ville d’Orléans se met en contact avec le comité franco-américain qui s’occupe de la restauration de la statue. Michel Dubois a l’idée d’envoyer un étudiant faire une étude sur le marché de l’affiche aux États-Unis. Conclusion : seuls les grands formats ont une chance de s’imposer sur le marché américain. C’est grâce à une reproduction du Triomphe de la canaille, un tableau du musée des Beaux-Arts d’Orléans de 1884, qu’il va présenter au Folio Show, que Michel Dubois sera repéré par le MOMA.

Il ouvre un bureau à New York. « C’était un véritable panier de crabes, il fallait s’imposer. » Alors pour convaincre le MOMA de travailler avec lui, il offre les cinq cents premières reproductions au musée new-yorkais, qui deviendra son plus gros client. L’aventure va durer quinze ans.

En 1996, Michel Dubois s’installe aux Aulnaies sur 3 000 m2, avant de céder son activité en 2002. Il revient aux sources, rénove la maison familiale, et le garage qui était son premier atelier devient une galerie ouverte sur rendez-vous. Depuis 2003, ce sont vingt-cinq expositions qui s’y sont succédé. Le reprographe Michel Dubois continue à exercer sa passion, il s’occupe entre autres du département digigraphie du musée des Beaux-Arts d’Orléans.

” Si j’étais une rue d’Orléans ? Sans hésiter la rue de Bourgogne : elle est ancienne et dynamique comme moi ! “


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