Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Nadia dans le grand bain

Le sauna russe (ou banya, ou bania) se différencie du finlandais par les soins détox et bien-être qui y sont assurés, notamment le massage du corps avec un fagot constitué de branches de bouleau ou de chêne séchées – pour améliorer la circulation sanguine et accélérer la sudation. En attendant le retour à la normale, zoom sur NADIA NEUPOKOEVA, qui a ouvert LE PREMIER DU GENRE À TOURS. 

Son parcours

Native de Novossibirsk (Sibérie), Nadia est en France depuis dix ans, un pays découvert alors qu’elle travaillait dans son pays d’origine à monter des projets franco-russes. C’est dans ce cadre qu’elle a rencontré son mari, Patrick Raffault, musicien tourangeau. « Toute ma vie a changé en arrivant en Touraine, je suis repartie de zéro. Il a fallu tout apprendre, la langue, la culture, se faire des réseaux, s’adapter à la vie quotidienne. » Comédienne de formation, elle a d’abord exercé son métier une fois ici, avant de se lancer dans un projet auquel elle pensait depuis longtemps…

Le déclic

« Il fallait que je fasse autre chose. Mes origines, les coutumes de mon pays, tout ce que j’ai appris dans mon enfance m’ont conduite à créer ce sauna, très présent en Russie depuis des siècles. » Au-delà du bien-être qu’il procure, le bain russe est aussi un lieu social, où l’on invite les proches. À Tours, on peut venir jusqu’à cinq personnes, mais les soins sont bien entendu individuels. Quand au savoir-faire que cela implique dans l’administration des soins, Nadia parle de « transmission » de la part de ses grands-mères : « Elles m’ont tout appris, dans leur propre banya. »

Les difficultés

La principale difficulté, qui demeure plus d’un an et demi après sa création, est de faire connaître le bania russe, une pratique habituelle dans le Grand Nord, mais qui ne l’est pas encore chez nous, dans le Grand Ouest ! « Il y a un gros travail pédagogique à faire auprès de chaque personne intéressée », avoue Nadia. Surtout que le massage aux branches peut interpeller : non, il ne s’agit pas de fouetter les gens, même si c’est vigoureux !

Les aides

Notre entrepreneuse a été accompagnée par une amie spécialiste de l’hôtellerie et de la restauration pour la création de Bania Babouchka. « Elle m’a encouragée, elle a de l’expérience et m’a donné un bon coup de main notamment pour monter les dossiers, pour faire de l’administratif. » Le soutien et les encouragements des proches ont aussi énormément compté…

À noter : Nadia anticipe la fin de la crise et prépare d’ores et déjà une formule de soins « detox confinement » ; par ailleurs, il est possible, en ce moment-même, de réserver sans préciser la date (ce sera fait ultérieurement, à la sortie du confinement). Avec une réduction à la clé…

Bania Babouchka, 41 bis avenue de la Tranchée à Tours – 07 67 61 91 38
Sur Facebook : @saunarussebaniababouchka

 

Le +
La chance de réaliser un projet auquel Nadia tenait. « Sur le chemin, on apprend beaucoup de choses et il y a énormément de rencontres. »

Le –
La difficulté de se faire connaître et de faire connaître cette tradition.
Nadia vient de sortir un livre écrit en collaboration avec une anthropologue : Banya, les secrets des bains russes (éditions Chariot d’or).

Sébastien Drouet

(Visited 78 times, 1 visits today)
Partager sur facebook
Partager sur email
Partager sur whatsapp
error: Ce contenu est protégé par la propriété intellectuelle des rédacteurs et rédactrices d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\'Edith Magazine.