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Rencontre Tours Karine LAFONT Le parti de l’humain

Entrée récemment en fonctions, la présidente du centre des jeunes dirigeants d’entreprise de Tours entend porter les valeurs d’un mouvement qui cadrent parfaitement avec les siennes: en premier lieu, placer l’humain au coeur des décisions.

Avant d’être présidente du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise de Tours (CJD), Karine Lafont est d’abord une jeune dirigeante de Tours : celle de trois boutiques Natur’House en l’occurrence, à Tours centre, Joué et Tours nord, dans lesquelles des diététiciennes diplômées reçoivent les clientes et clients désirant perdre du poids et leur proposent de rééquilibrer leur alimentation grâce à des compléments alimentaires. La franchise espagnole est apparue en France en 2006 ; le Natur’House de Tours centre a été le dixième à ouvrir dans l’Hexagone (il y en a 550 aujourd’hui), grâce à Karine. « Le principe de franchise m’a plu, cela permet d’être soutenue au départ », dit-elle. Quand on a le goût de l’entreprise, que l’on a de l’énergie à revendre et un premier succès à son actif, l’envie d’en connaître un deuxième est irrésistible. Logiquement, Karine Lafont a donc ouvert un autre Natur’House à Joué. Mais là, ça n’a plus été pareil : « Faire la navette entre les deux centres, avec en plus deux enfants à m’occuper car leur père était absent, c’est devenu compliqué, avoue-t-elle. Je me suis rendu compte que j’avais besoin de me former en tant que manager. » Le CJD, qui au niveau national existe depuis 1938 – c’est le plus ancien mouvement patronal français –, est arrivé à point nommé dans cette perspective. « J’y suis entrée en novembre 2012 pour rompre mon isolement. On échange sur nos projets, nos réussites ou nos difficultés, mais en plaçant toujours l’humain au centre de tout. C’est une conception des choses que nous partageons tous. »

VALEURS EN PARTAGE

Karine a rencontré au CJD des personnes qui, tout comme elle, devaient affronter des difficultés dans leur quotidien de dirigeant. Forte de ces échanges d’expériences et du suivi de différentes formations, la dirigeante tourangelle, qui est aussi conseillère aux Prud’hommes pour les employeurs, s’est engagée pour « donner » à son tour aux Jeunes Dirigeants. Elle a été élue par les autres membres de la section de Tours l’été dernier. Madame la Présidente – jusqu’en juin 2017 – défend les valeurs fondamentales de son mouvement, les mêmes qu’elle prône dans son entreprise : responsabilité, solidarité, loyauté, respect de la dignité humaine. Et si elle n’est pas contre le fait de recruter de nouveaux adhérents – ils sont 45 à ce jour –, ce ne sera pas à n’importe quel prix : « On n’entre pas comme ça, souligne Karine. Il faut montrer sa motivation. Il nous arrive de refuser des gens. » Une fois acceptés, les membres doivent payer une cotisation en contrepartie de laquelle ils participent à des réunions d’information et des formations. « C’est important de savoir pourquoi et jusqu’où l’on s’engage », justifie Karine. Elle insiste en outre sur le problème du mal-être des dirigeants, sujet dont on ne parlait pas jusqu’à présent, et auquel elle a été confrontée : « Nous organisons des formations au développement personnel, mais nous avons aussi des commissions de travail, comme le groupe d’aide à la décision, pour aider un adhérent face à une problématique, ou la commission bien-être des salariés. » Car prendre en compte les attentes des salariés, aussi, est primordial pour Karine. L’humain au coeur des décisions patronales ? Même si elle n’est pas encore partagée par tous, cette façon de procéder gagne du terrain. Et la présidente du CJD se fait un devoir de la promouvoir !

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