Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

TECHNICIENNE DES RÉSEAUX

EN ROUTE VERS L’ÉGALITÉ ! SI NOUS SOMMES ENCORE LOIN DU COMPTE, LA MIXITÉ EN ENTREPRISE, C’EST-À-DIRE L’OUVERTURE DE TOUS LES MÉTIERS AUX HOMMES COMME AUX FEMMES, GAGNE DU TERRAIN. DE GRANDS GROUPES ONT D’AILLEURS MIS EN PLACE LEUR PROPRE PLAN DE MIXITÉ.

Si le personnel masculin se fait rare dans les crèches, et si les femmes le sont sur les plateformes pétrolières, ces domaines ne sont par principe interdits ni aux unes, ni aux autres. Pas interdits peut-être, mais difficilement accessibles sans doute, pour des raisons culturelles souvent : aujourd’hui, seuls 12 % des Français travaillent dans une fi lière mixte, l’objectif étant de parvenir à 30 % d’ici 2025. Et dans le long chemin qui mène vers l’égalité hommes-femmes, l’ouverture de tous les métiers aux deux genres est une étape qui s’impose.

PLUS DE CHOIX « La moitié des femmes actives de France est concentrée dans une dizaine de familles de métiers, alors qu’il en existe plus de 90, rappelait en juillet 2014 Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes. En matière d’égalité professionnelle, on ne résoudra pas les inégalités tant qu’on n’aura pas ouvert autant d’opportunités aux femmes qu’aux hommes dans le choix même des métiers, dans l’exercice même des métiers. » Depuis 1983, les lois, les plans se succèdent pour ouvrir peu à peu les portes de certaines professions à toutes et à tous. Mais la prise de conscience ne doit-elle pas se faire en amont… ?

« IL Y A ENCORE DE LA PÉDAGOGIE À FAIRE »

Gaëlle Bidault, responsable du développement des compétences, de l’égalité professionnelle et de la diversité au sein de la Direction Orange Normandie-Centre.

Que signifie le terme « mixité » dans un groupe comme le vôtre ?

On parle beaucoup de parité dans le monde politique, mais dans les entreprises, on ne renouvelle pas notre personnel tous les cinq ans ; on ne peut donc pas prétendre à la parité. Le terme de mixité permet de se donner des ambitions réalistes en matière d’égalité professionnelle lorsque les écarts sont importants. Chez Orange, le taux de féminisation s’établit autour de 36 %. Il s’explique par la forte empreinte technologique de l’entreprise, avec des métiers traditionnellement exercés par des hommes. Le taux de féminisation n’est que de 12 % dans les métiers techniques.

Orange vient de recruter sur les territoires de Normandie-Centre Val de Loire 15 femmes (sept dans la région Centre, deux à Orléans) pour une formation en alternance (avec l’AFPA). Quel sera leur métier ?

Technicienne de réseaux télécom. Ce sont des personnes qui interviennent chez les clients pour installer des produits numériques et pour les dépanner. Un métier où l’on est en contact avec les particuliers et les entreprises. Celui de technicien réseaux structurants est plus pointu, il n’entre pas dans ce dispositif.

Ce sera peut-être le cas dans un futur proche ?

Oui, si nous sommes amenés à recruter au niveau BTS, DUT. Dans ces filières, à ce jour, nous trouvons surtout des garçons. Peu de lycéennes se présentent aux bacs correspondants. Il faut qu’il y ait une volonté convergente entre les entreprises, les dirigeants politiques, les filières métiers, pour déconstruire les genres, encourager les jeunes à choisir une orientation qui leur corresponde vraiment. Il y a encore de la pédagogie à faire auprès des professeurs et des conseillers d’orientation…

Les salaires seront-ils les mêmes entre techniciens et techniciennes ?

C’est un sujet sur lequel on travaille depuis des années. On ne constate pas chez Orange les écarts que l’on constate au plan national. Au moment du recrutement, nous sommes très attentifs à ne pas créer des inégalités salariales. On s’est un peu approprié le slogan « à compétence égale, salaire égal ».

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