Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Témoignage à l’unisson

48 ans, trois enfants chacune : Sophie et Véronique sont comme deux sœurs jumelles, nées sous le signe des gémeaux. 

 

Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrées ?

Sophie : Ça fait six ans qu’on se connaît. J’avais repéré Véronique dans la cour de l’école de nos enfants, je suis allée spontanément vers elle.

Véronique : On a accroché tout de suite. D’emblée, je me suis sentie sur la même longueur d’ondes que Sophie.

 

Pourquoi, d’après vous ?

Véronique : Je ne sais pas vraiment l’expliquer. C’est comme dans un couple, il y a un truc qui passe. Il y a peut-être aussi une éducation commune qui a été le point de départ.

Sophie : On s’est sans doute rapprochées par un quotidien similaire.

 

Qui se ressemble s’assemble ?

Sophie : C’est vrai qu’on est d’accord sur beaucoup de sujets, mais pas sur tout.

Véronique : Si Sophie était trop influençable, ça ne m’irait pas. L’amitié, c’est aussi respecter les différences de l’autre, ce qui est plutôt amusant d’ailleurs. Souvent, je me dis : « Ça c’est son style, mais pas le mien. »

 

Quelle différence faites-vous entre amie et copine ?

Sophie : J’ai beaucoup de copines, mais je n’ai que trois amies intimes. Avec Véro, on a une telle confiance qu’on est capables de mettre de l’humour sur ce qui est dur.

Véronique : Avec d’autres copines, c’est très sympa, mais il y a une limite, alors que même la distance ne briserait pas mon amitié avec Sophie.

 

N’existe-t-il aucune jalousie ou rivalité entre vous ?

Véronique : Je ne me suis jamais fâchée avec mes deux meilleures amies, parce que je sais que je perdrais très lourd.

Sophie : Je ne suis pas jalouse de la réussite de son mari, même si je rencontre actuellement un problème grave dans mon propre couple. Je suis sincèrement contente de ses bonheurs.

 

Peut-on tout se dire entre amies ? Ou vaut-il mieux préserver une certaine pudeur ?

Sophie : On ose tout se dire, même nos échecs. On n’a pas de tabous.

Véronique : On se dit tout, mais quand je sens qu’elle va mal, je n’en rajoute pas, pour la préserver. J’écoute, je repars avec son bagage, en espérant qu’elle en sera tranquillisée.

 

Quelle influence a votre amitié dans votre vie ?

Sophie : Ça fait du bien au moral de partager à la fois des futilités et des secrets.

Véronique : Ça m’aide à sortir du train-train quotidien. S’afficher avec une amie, c’est aussi assumer sa réputation. J’ai rencontré un jour dans le cadre de mon travail une personne avec laquelle Sophie était en bisbille, et qui nous voyait souvent ensemble, eh bien elle m’a fusillée du regard, j’étais étiquetée !

 

Selon vous, l’amitié, ça s’apprend avec le temps ?

Sophie : Oui, je pense. Vers 15-20 ans, j’ai connu des fausses amitiés, mais l’expérience aidant, on a plus de discernement. On n’a plus besoin de donner une fausse image de soi pour être appréciée.

Véronique : J’ai connu une soi-disant amie qui m’a détruite en racontant des vacheries sur mon fils et sur moi derrière mon dos. Quand j’y pense, je crois que c’est une circonstance plus qu’une attirance qui nous avait rapprochées. Les amitiés malsaines sont souvent liées à un manque de sagesse. Je crois qu’avec le temps, il y a une maturité qui fait qu’on est capable de construire une amitié durable.

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