Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Témoignage Complices « comme deux vieilles filles »

Jenny, divorcée et mère d’une petite Manon, et Christophe, célibataire, évoquent une amitié forte empreinte d’une grande complicité.

 

Sur le répertoire téléphonique de Jenny, Christophe s’appelle Mamour. Un surnom que le garçon utilise aussi pour désigner son amie. Ils se sont connus il y a deux ans lors d’une soirée BBQ organisée par Aurélie, une amie commune. Jenny aime bien les beaux bruns. Christophe est son type d’homme à elle, la grande blonde aux origines slaves. Elle va « flasher » sur lui et faire le premier pas. « Elle m’a demandé de lui faire un enfant », se moque le jeune homme en blaguant. Mais Christophe préfère les garçons. Qu’importe, une vraie et solide amitié va naître entre les deux trentenaires. « Il est arrivé dans ma vie à un moment où ça n’allait vraiment pas très bien. Christophe est quelqu’un de très ouvert, à l’écoute, doux, gentil et de très bon conseil. Cela m’a beaucoup aidée », raconte Jenny. Les deux nouveaux amis vont rapidement devenir des confidents l’un pour l’autre. « On se raconte tout, avec tous les détails. Nos amours, les potins, les commérages », assure Jenny. « Comme deux vieilles filles », ajoute le jeune homme avec cet humour qu’apprécie particulièrement Jenny. Au gré des échanges de sms, de messages sur Facebook, des longues conversations téléphoniques, des soirées café chez Aurel’, dans des bars, des restaurants ou en discothèque, des anniversaires ou des mariages…

 

SANS TABOU

Une proximité y compris « tactile » – « je peux lui faire des bisous sans équivoque » – facilitée par le fait que Christophe est gay. « Je ne pourrais pas me permettre un tel comportement avec un mec hétéro », reconnaît finalement Jenny au fil de l’échange après avoir pourtant assuré d’emblée que « cela ne changeait rien ». « Avec Christophe, je n’ai pas de tabou, je suis plus naturelle ».

De Jenny, Christophe aime son « côté déjanté ». Pour la jeune femme, son ami est « quelqu’un de très attentif, de fidèle en amitié, sur qui on peut toujours compter ». Pour l’un comme pour l’autre, à part une vraie trahison sur des secrets confiés, rien ne pourrait les séparer. « Sincèrement, ça n’est pas possible de se fâcher avec une personne comme Krikri », assure Jenny sans hésitation. Au terme de cet échange détendu, sans tabou et ponctué de nombreux traits d’humour, la jeune femme se réjouit, un tantinet émue, d’avoir pu évoquer rétrospectivement cette amitié et qu’il en subsiste, avec cet article, une trace écrite. « Cela fait deux ans que l’on se connaît, confie Christophe, mais on a l’impression que ça en fait dix. »


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