Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Tendance la slow fashion ?

En réaction à la surenchère consumériste, la sphère de la mode passe la vitesse inférieure : voici le temps de la slow fashion.

 

Tout comme le slow design était une protestation contre la standardisation des objets de décoration, la slow fashion est la réponse proposée par ses partisans au sentiment d’uniformisation croissant qu’éprouvent de nombreux consommateurs de mode face aux vêtements qu’offrent les grandes chaînes de distribution. Ce sentiment serait notamment dû à l’effet identitaire que génère souvent une crise comme celle que nous traversons actuellement : on veut s’affirmer avec ses vêtements, et ne plus avoir l’impression d’être habillés comme tout le monde autour de nous. De plus, on constate que les gens ne se reconnaissent plus dans certains vêtements. Fabriqués à la chaîne, ils ne sont généralement pas taillés selon des normes réalistes : trop grands, trop petits, trop longs…

 

Un reflexe anti-crise

La slow fashion (ou slow wear) est par définition le contraire de la fast fashion, c’est-à-dire d’une mode vite consommée et vite oubliée, qui fait maigrir nos porte-monnaie et grossir notre penderie ! La « valeur mode » d’un vêtement durant rarement plus d’une saison, ce dernier risque fort de ne plus jamais voir la lumière du jour, une fois la tendance passée. Et encore, nous ne parlons là que de ceux qui ont été portés au moins une fois. En effet, combien d’habits jamais portés dorment dans l’oubli, au fond de notre garde-robe ? Et pourquoi, alors que nous les avons achetés, ne les portons-nous pas ? Tout simplement parce que très souvent, l’achat de ces derniers a résulté d’une impulsion, non pas liée au véritable besoin d’un vêtement, mais à une envie de quelque chose de neuf, ou à la mode. Seulement voilà, une fois l’habit rapporté à la maison, on réalise qu’il ne nous va pas, ou ne nous correspond pas, et il termine au fond de notre penderie. C’est justement contre ce phénomène que la slow fashion entend lutter en proposant une mode durable et bien coupée, qui réponde réellement à notre attente. Elle a également vocation à faire réfléchir sur la mode en proposant une nouvelle approche de cette dernière basée sur le retour aux fondamentaux. Elle prône la fin du paraître pour le paraître : on doit s’habiller avant tout en respectant son identité, sa personnalité, ses valeurs. Ce courant milite pour le retour du vêtement « utile ».

 

Une mode respectueuse

Elle doit être respectueuse des droits de l’homme et de l’environnement, et répondre à des normes éthiques aussi bien qu’écologiques. La slow fashion doit être produite le plus localement possible : sur le continent, dans le pays, ou même dans la région de son créateur, afin de privilégier l’emploi local. λ

  

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Les lois de la slow fashion

• Choisir un vêtement indémodable

• Choisir un  basic

• Choisir un modèle vintage

• Choisir un mode durable 

• Choisir des prix raisonnables

• Choisir une production ethique

 

 

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