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Une nouvelle galerie d’art où le ciel est toujours bleu !

Il fait décidément beau dans ce pays-là ! Après seize années passées au cœur du village d’ateliers d’artistes Oulan Bator (rue des Curés), le collectif du Pays où le ciel est toujours bleu (POCTB) a inauguré, fin 2016, son nouvel espace d’exposition, toujours dans le quartier des Carmes, rue des Grands Champs, à Orléans. Philippe Chastanet

Un passage discret, une cour baignée de lumière et un espace immaculé ! Épurée, cette nouvelle galerie est constituée d’un espace de 100 m2 réservé à des expositions solo ou collectives et d’un espace projet de 20 m2. Un lieu chargé d’histoire bien ancré dans un ancien îlot industriel et qui, de 1968 à 1972, a accueilli l’école des Beaux-Arts d’Orléans, pendant la construction de l’institut actuel. Presque un clin d’œil du destin qui fait sourire Sébastien Pons. Concernant la vocation de ce nouveau coin de ciel résolument bleu, le pilier du POCTB tient à préciser : « Ce n’est pas une galerie marchande mais un lieu où l’artiste peut développer sa recherche en confiance et d’une manière professionnelle ! »

Dépourvue de chauffage…

Pour ce qui est du déménagement de l’espace d’exposition du site d’Oulan Bator (où certains membres du collectif ont toujours un atelier), il s’explique pour plusieurs raisons. « Nous nous sentions un peu éloignés de l’hypercentre, du moins dans ses accès de communication… Il était important aussi de séparer les fonctions d’atelier de travail et d’exposition afin d’éviter les amalgames entres les deux entités… » Et, surtout, la galerie initiale était dépourvue de chauffage, ce qui impliquait l’arrêt des expositions pendant la saison hivernale !

Les membres du POCTB sont donc partis à la recherche d’un nouveau local à louer pour finalement trouver un espace stratégique qui leur a été proposé par la Ville d’Orléans dans sa volonté de dynamiser le secteur Carmes. Remis aux normes – et chauffé ! –, il se trouve idéalement situé à proximité du réseau de créateurs du quartier.

Olivier Filippi en mai

Côté programmation, la galerie mise sur cinq expositions annuelles proposées pour certaines à des commissaires indépendants : « Des créations émergentes, pas forcément d’un jeune artiste mais au moment stratégique où un travail arrive à maturité et trouve sa place dans la dynamique régionale ou nationale de l’art contemporain ! » Après « Tiers paysage » selon Sophie Carles et ses éclosions végétales dans le secret d’un ancienne fonderie abandonnée, en avril, le Pays où le ciel est toujours bleu accueillera Olivier Filippi, peintre minimaliste aux subtils jeux de transparence, avec « Scénario/Panorama », à découvrir du 18 mai au 18 juin.

Oulan Bator
Friche en pleine expansion !

Le déménagement de la galerie du POCTB a, du coup, libéré de l’espace au cœur des ateliers d’artistes d’Oulan Bator qui ont vu le jour en 1983. « Les espaces ont été reconfigurés, permettant la création de deux nouveaux ateliers », précise Laurent Mazuy (artiste résident). Là où Monsieur Chat, encore anonyme à l’époque, avait son atelier, ils sont aujourd’hui une dizaine à louer leur espace perso. Parmi eux, Sébastien Pons (sculpture, céramique), Thomas Wattebled (sculpture), Sophie Beghin-Bellecoq (peinture), Onie (street art), Mickaël Buckley (céramique), Philippe Charlet (peinture) et… Laurent Mazuy (peinture). Une communauté qui regroupe donc plusieurs générations d’artistes aux techniques variées qui vont de l’art appliqué au design d’objets, en passant par le street art… avec toujours une forte prégnance de l’art contemporain. « Cette friche est totalement autogérée et sans apport d’argent public ! tient à souligner Sébastien Pons. Le prix de l’indépendance ! »

Pratique

POCTB
5, rue des Grands Champs à Orléans
Galerie ouverte pendant les périodes d’exposition
du jeudi au samedi de 15 h à 18 h30
06 30 35 50 57
www.poctb.fr

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