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Xavier Mercier : Épicier tendance

C’est à la suite d’un double « déclic » que le jeune homme de 36 ans est passé du statut d’électricien salarié à celui de commerçant indépendant. installé dans sa boutique. C’est justement là que nous l’avions rencontré avant le confinement. Depuis, la crise est arrivée : si l’épicerie reste ouverte pour retirer les commandes, Xavier a en plus mis en place un service de livraison. À vélo, bien sûr !

La plupart du temps, pour franchir un cap, une idée ne suffit pas ; on remet à plus tard, on procrastine, les jours, les semaines, les mois défilent, et rien ne se fait. Pour changer radicalement de métier, passer d’électricien dans l’Essonne, d’où il est originaire, à épicier « en vrac », Xavier Mercier, aidé de son épouse Caroline, a connu deux déclics. Le premier, devant la masse de déchets que l’on produit à notre corps défendant, avec tous ces emballages, et la poubelle qui se remplit en un tournemain – ce n’est pas une expression, malheureusement. Le deuxième quand son fils de dix ans est tombé malade après avoir ingurgité un aliment acheté au supermarché, ce qui l’a conduit aux urgences. « La prise de conscience qui a découlé de ces deux faits m’a amené à monter l’Éco Bocal, un magasin avec des produits sains, explique Xavier. Les producteurs sont locaux et bio. »
Tout ce qui sert à confectionner le petit déjeuner provient de moins de 50 kilomètres, mais aussi les légumineuses, les pâtes, la bière, le cidre, le vinaigre, les produits d’entretien de la maison, les produits cosmétiques, etc. Impossible de dresser la liste.

Le vrac : comment ça marche ?

Autant de producteurs que Xavier est allé chercher, au départ, en faisant le tour des fermes. De là, les bons plans se sont enchaînés, les uns conseillant à Xavier de contacter les autres. Maintenant que le nom de l’Éco Bocal est connu, c’est Xavier qui est sollicité par des professionnels séduits, aussi, par l’équitabilité de cette épicerie. Et on arrive comme ça à 1 300 références dans le magasin !

Mais le grand principe de l’Éco Bocal, c’est le vrac : en temps normal (hors confinement !), chacun(e) vient avec son panier, son sac, ou tout autre contenant, pesé à l’entrée, et le remplit des produits de son choix présentés pour la plupart dans de grands bocaux. Pas de sacs plastique ici, évidemment, c’est le but du jeu, pas de gaspillage non plus, puisqu’on n’achète que ce dont on a besoin. Les clients ? Des gens du quartier, des habitués (80 % de la clientèle), plutôt 30-45 ans, voire plus jeunes, motivés par l’indépendance de Xavier, la traçabilité des produits, et l’absence d’emballages. Certains viennent de loin pour faire leurs courses, la proximité de la gare aidant : Blois, Montargis, Châteaudun. Quel succès ! Voilà de quoi rassurer un entourage qui était plutôt tiède, pour ne pas dire moins, quand Xavier a posé sa démission pour créer quelque chose de nouveau. « Pour mes parents, tout était tracé, et du jour au lendemain, je plaquais tout. C’était mal passé. Mais maintenant, ça va mieux. » Il en va souvent ainsi des précurseurs !

8, place Gambetta à Orléans – 02 85 73 51 61
www.lecobocal.frlecobocal@bbox.fr
Sur Facebook : @lecobocal

 

Bio express
4 janvier 1984 : naissance à Étampes
2002 : bac pro électrotechnique
2007 : naissance de son fils Nolan
Décembre 2017 : ouverture de l’Éco Bocal

Sébastien Drouet

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