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Yves Saint Laurent : vous êtes plutôt Ulliel ou Niney ?

En 2014, sortaient sur les écrans deux films sur le célèbre couturier, l’un adoubé par son compagnon Pierre Bergé, l’autre détesté – avant même qu’il ne l’ait vu – par le même homme.

Césarisé pour les costumes (et nommé pour dix autres césars), le Saint Laurent de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre raconte une partie de la vie du grand homme de 1967 à 1976, une période dite sombre, au cours de laquelle il a dû se débattre parmi mille et un tourments, autant professionnels que privés. Un biopic, donc, même si le réalisateur, qui a répondu là à une commande, s’est laissé aller à des digressions, des inventions, s’autorisant une vision personnelle de la vie de Saint Laurent. Ce qui a fortement déplu à Pierre Bergé, compagnon du couturier et détenteur des droits sur son image et son œuvre, et qui à ce titre a empêché la production de consulter les archives. Le film attirera 356 000 spectateurs en cinq semaines d’exploitation, ce qui constitue, il faut bien le dire, une déception pour une œuvre annoncée à cor et à cri. À cause de la concurrence ?

2014, année Saint Laurent

Car, chose incroyable, un autre film sur Yves Saint Laurent, intitulé… Yves Saint Laurent, réalisé par Jalil Lespert, est sorti la même année, mais quelques mois avant. Lue et approuvée par Pierre Bergé, l’histoire, qui débute à Oran, s’étend sur une période assez longue de vingt ans, de 1957 à 1976 exactement, et montre l’endroit et l’envers du décor, moins explicitement que son concurrent, mais sans cacher toutefois les problèmes d’alcool et d’addiction aux médicaments du couturier.

Interprété par Pierre Niney (dans le rôle-titre) et Guillaume Gallienne (dans celui de Pierre Bergé ; Gallienne sortait alors du triomphe de Les garçons et Guillaume, à table !), Yves Saint Laurent a attiré 1,5 million de spectateurs dans les salles obscures.

Difficile de choisir entre deux œuvres comparables, surtout que les deux acteurs principaux, aussi talentueux l’un que l’autre, s’en sortent ex aequo. Depuis la sortie du livre de Fabrice Thomas, Saint Laurent et moi, Une histoire intime, on sait maintenant qu’une troisième version serait possible. Carrément trash, pour le coup !

 

Deux musées à visiter

Inauguré en octobre dernier après trois ans de travaux, le musée de Marrakech consacré à Yves Saint Laurent, que l’on disait inspiré par les couleurs du Maroc – rappelons qu’il est né à Oran, en Algérie voisine, et séjournait régulièrement à Marrakech –, accueille une partie de la collection qui compte au total quelque 5 000 vêtements, 15 000 accessoires haute couture et des dizaines de milliers de dessins, l’autre partie du fonds étant conservée au 5, avenue Marceau à Paris, dans les murs du musée qui a ouvert le même mois d’octobre, dans l’ancien hôtel particulier que partageaient Pierre Bergé et Saint Laurent. Un couturier qui, dix ans après sa mort, continue de faire parler de lui. Indémodable…

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