Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Zelda, artiste urbaine

Parisienne, tourangelle, romaine : Zelda Bomba est tout cela à la fois ! C’est au bord de la Loire que la peintre et illustratrice a ouvert son atelier…

 

Sans vouloir faire de mauvais esprit, on pourrait presque dire « Vive la crise ! ». Car c’est bien grâce à elle que l’artiste-peintre est de nouveau à Tours, une ville que la Parisienne connaît bien, pour y avoir vécu dès l’âge de 16 ans avant de franchir les Alpes afi n de trouver l’inspiration du côté de Rome. Une ville, un pays, qu’elle découvre encore ado, au cours d’un voyage scolaire avec le lycée… Elle part y vivre peu après. Là-bas, elle suit des cours de bande dessinée, elle présente régulièrement des expositions, se spécialise dans l’urban art (ou street art). Les années passent, tranquilles. Jusqu’à la crise, donc. La situation économique actuelle en Italie est à ce point catastrophique que les galeries ferment les unes après les autres. C’est donc sur les bords de Loire que Zelda Bomba s’offre une (longue) pause, avant peut-être de repartir, quand la situation le lui permettra, au pays de la Renaissance, une infl uence très présente dans ses portraits essentiellement féminins que l’on reconnaît au premier coup d’oeil. Ces visages aux traits étirés, aux yeux bridés, à la chevelure noire, très souvent. Un style qu’elle puise aussi dans la mode, la pop culture, sources idéales pour l’urban art, cette forme artistique qui s’exprime dans la rue, sur les murs. « C’est très actuel, explique Zelda. À Rome, dans un quartier périphérique devenu très branché, j’ai participé à des séances : avec d’autres artistes, nous avons repeint les murs, ce qui a créé un véritable pôle touristique là-bas. Sans oublier que cela amène les habitants à se réapproprier leur quartier. Ils en sont fiers. C’est de l’art gratuit, accessible à tous, qui peut créer de l’émulation chez les jeunes. » À quand du street (ou urban) art à Tours ?

Artistes associés

Pour l’heure, ce n’est pas sur les constructions de la cité tourangelle que Zelda Bomba s’exprime, mais dans son atelier-boutique, ouvert à tous les curieux de passage dans un quartier des artisans pas suffisamment connu à son avis. C’est d’ailleurs l’un des projets qu’elle partage avec d’autres habitants : améliorer la visibilité de tous les artistes/artisans qui oeuvrent dans ces petites rues et dont les ateliers sont accessibles, à condition de prévenir un peu à l’avance. Dans son échoppe lumineuse, qui donne sur une petite place, elle peint ses fameux visages sur de grandes feuilles de papier. « À Rome, je n’avais pas d’atelier, se rappelle-t-elle. Je suis plus concentrée ici, l’environnement est plus propice au travail. » Cet été, elle est retournée dans sa chère Italie pour se ressourcer, retrouver une envie qui devrait exploser sur le papier durant l’automne. Sur le papier, mais pas seulement : une société californienne s’occupe de décliner ses sujets sur des mugs, des sacs, des coussins, des T-shirts, des coques de téléphone, des rideaux de douche ou encore des tapis. Et franchement, ça ne rend pas mal !

11, rue Eugène Sue, à Tours – zeldabomba.com – galerie virtuelle sur : www.flickr.com/photos/ zeldabomba/.

BIO EXPRESS

1993 : départ à Rome 2003 : Fresh art (expo collective), Art Factory, Paris 2009 : Urban Superstar Show, musée d’Art contemporain de Naples 2011 : retour à Tours 2012 : participation au projet de street art dans le quartier Quadraro, à Rome

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