Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Les Simones patinent

Originaire des États-Unis, le Roller Derby, sport de contact sur roller, a connu un nouvel essor en 2009, sous l’impulsion de Bliss, le film réalisé par Drew Barrymore. 
C’est comme cela que les Simones ont vu le jour à Orléans, en janvier dernier.

Décib’Hell, Pixel Death, Glycéro, Dee I.Why, Tank Girl… Ce sont les surnoms des filles de l’équipe orléanaise de Roller Derby. À la ville, elles sont commerciale, graphiste, peintre… Ces noms de scène, chaque fille les a choisis en fonction de sa personnalité. Volontairement provocateurs et « agressifs », ils permettent déjà de rentrer dans le personnage. Le but ? Impressionner ses challengers, s’affirmer, mais aussi se mettre en scène, donner du relief et de la personnalité à son équipe. Lors des matchs, les filles sont identifiées par un numéro qu’elles choisissent également par rapport à leur personnalité : « 88.3 » en référence à Radio Campus, ou simplement son jour et son mois de naissance pour « 13.05 ».
Lucie et Karine ont vu Bliss, puis un reportage et c’est finalement via Facebook qu’elles ont rejoint l’équipe des Simones. Aujourd’hui, elles sont une quinzaine à s’entraîner deux fois par semaine et à écrire une nouvelle page, un peu insolite, du paysage sportif orléanais. Pas facile pourtant de trouver une salle : une fois sur deux, les entraînements se font en plein air, l’un sur une placette du centre-ville, l’autre au gymnase de la gare.

Sexy, le Roller Derby ?

Vitesse, attaque, mêlée : voici les ingrédients du Roller Derby. Si les débutantes sont bienvenues, pour le pratiquer, il vaut mieux être agile, endurante et ne pas avoir peur des gadins ! Car c’est avant tout un sport de contact qui exige des précautions : protège-dent, genouillères, coudières et casque sont de rigueur. Grâce au règlement établi par la WFTDA (Women’s Flat Track Derby Association), les contacts restent soft. Le style, lui, est glamour, à base de mini-shorts ou jupettes et de collants. Deux équipes de cinq s’affrontent sur une piste ovale, encouragées par les cris des supporters. Pratiqué par les femmes, le Roller Derby est pourtant arbitré par des hommes. Résultat : sur la piste, il y a quasiment autant d’hommes que de femmes sur les patins ! Même constat, d’ailleurs, dans les gradins…
La moyenne d’âge des Simones tourne autour de 25 / 30 ans. 
Souvent, les membres de l’équipe ne pratiquaient plus de sport et ont très vite adhéré à l’esprit de groupe, aux valeurs de partage. Un sport, à la fois ludique et physique : « c’est un peu un mélange de culture Pin’up et punk », explique Emeline, qui a rejoint l’équipe grâce à un simple flyer. « J’ai été séduite par cet esprit rock’n’roll qui allie l’originalité d’un sport féminin et esprit d’équipe », poursuit cette jeune femme qui travaille, le reste du temps, à la Scène Nationale.
Mais au fait, pourquoi les Simones ? « Les autres groupes ont plutôt des références américaines. Cela nous a amusées de prendre ce contre-pied lexical. D’ailleurs, notre coach s’appelle… Simon ! » précise Lorène, remplaçante pour la Team France qui part prochainement pour la Coupe du monde organisée à Toronto, au Canada.

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