Le magazine féminin des Orléanaises (depuis 2010)

Pierre Mathyss : « Mon papa, c’est Ray Charles ! »

Né dans le Berry voisin et Orléanais depuis plus de dix ans, Pierre Mathyss doit d’abord sa notoriété à la Star Academy et à sa voix de baryton. L’ancien coiffeur devenu chanteur a monté un spectacle de jazz burlesque qui sera présenté à Chécy le 9 juin.

De son passage à la Star Academy, cinquième du nom, en 2005, Pierre Mathyss garde un arrière-goût doux-amer. Avec le recul, et même s’il est plus que lucide sur le côté factice et manipulé de ce type de programme, l’actuel trentenaire reconnaît que l’émission de téléréalité lui a « mis le pied à l’étrier » et lui a permis de devenir un « vrai professionnel ». 

Né à Romorantin en 1980, Pierre Mathyss passe son enfance et son adolescence à Vierzon. Mais dans la déjà sinistrée sous-préfecture du Cher, son « côté fashion branché, aimant bien faire ce [qu’il voulait] avec [son] look, ne passait pas très bien ». Alors, à 18 ans, après avoir obtenu un bac « arts appliqués » pour faire plaisir à son père designer, il quitte le Berry pour Orléans où il devient coiffeur. Un métier qui le passionne depuis qu’il est petit. Puis survient la Star’Ac, et la notoriété qui lui tombe dessus d’un seul coup… Impossible de faire quelques pas dans la rue sans être reconnu, photographié, approché, sollicité. Adieu le coiffeur, bonjour l’artiste : une tournée solo, le premier rôle dans une comédie musicale hommage à Joe Dassin, Salut Jo, puis une place de soliste dans un groupe de gospel dont il découvre la ferveur : « J’ai vu à Bercy 12 000 personnes se lever et danser main dans la main. » Avant, en 2010, de se « sédentariser » et d’acheter un bar, l’un des plus anciens d’Orléans, l’ex-Nantuket, rue des Sept-Dormants. Un « piano-bar, café-concert burlesque »  devrait ouvrir en 2012.

Comment êtes-vous venu à la musique ?

Je suis un pianiste autodidacte. J’ai appris tout seul sur le piano droit qui était à la maison, en composant la musique de mes premières chansons, vers dix ou onze ans, à l’oreille. J’avais bien essayé de prendre des cours de batterie vers sept ans, mais à cause du solfège, ça ne l’a pas fait du tout.

Quelles sont vos racines musicales ?

Celles que me faisait écouter ma mère musicienne quand j’étais petit : soul, jazz, gospel. J’ai besoin de ces repères-là pour vibrer. Mon « papa à moi », c’est Ray Charles. Il est baryton basse comme moi. C’est mon délire.

Comment est née votre aventure avec le Mix Band de jazz de Chécy ?

Le Mix Band m’a sollicité en juin 2011 pour remplacer un chanteur. C’est pendant ce spectacle, alors que je regardais, depuis la coulisse, le public qui restait les bras croisés, que j’ai eu l’idée du Swing It qui sera présenté à Chécy le 9 juin. J’ai proposé au chef d’orchestre Yves Lambert – qui a accepté –, de me donner carte blanche pour créer moi-même un show de toutes pièces, un spectacle de jazz tout public. Je me suis occupé de tout : mise en scène, com’, production. C’est une première pour moi.

Ça va ressembler à quoi ?

On retrouve l’univers des années 30-40 : Sinatra, Ray Charles, Nina Simone, et quelques artistes plus récents, comme Paul Anka. Viendront s’ajouter, pour la partie visuelle, une danseuse burlesque, un magicien, une cantatrice lyrique, un danseur hip-hop…

Votre rêve ?

Monter sur la scène du Campo Santo au festival de jazz. Même en première partie. J’ai invité le programmateur du festival le 9 juin… Dans la vie, il faut toujours être optimiste.

 

Swing it, par le Mix Band de Chécy, samedi 9 juin à 20 h 30,
Espace George-Sand. 10 
D. Réservations au 02 38 46 88 60.


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